Littérature et cinéma

Présentation

- 1 TD d'Emilie Pézard

Programme : L’esthétique gothique, du roman au cinéma

Avant d’être une « sous-culture » (subculture), le gothique est un genre littéraire, apparu au xviiie siècle en Angleterre : par leur immense succès, les romans d’Ann Radcliffe, Lewis et Maturin diffusent dans toute l’Europe et aux États-Unis cette esthétique qui, à partir du xxe siècle, nourrit également le cinéma, dans des adaptations mais surtout dans des créations originales. La solitude d’une héroïne dans un décor à l’architecture inquiétante, la confrontation au mal, la rencontre avec le surnaturel sont autant d’éléments gothiques qui infusent des films comme Nosferatu (Murnau, 1922 ; Herzog, 1979), Dracula (Coppola, 1992) mais aussi Shining (Kubrick, 1980), Alien (Ridley Scott, 1979), ou encore des blockbusters comme Twilight. À partir d’extraits de romans et de films empruntés à toutes les époques et à tous les niveaux de légitimité, on étudiera comment la littérature et le cinéma, avec leur langage propre, donnent forme à cette esthétique du sublime fondée sur le sombre et le terrifiant.

Bibliographie indicative :

  • Max Duperray (dir.), Le Roman noir anglais dit « gothique », dir. Max Duperray, Ellipses, 2000.
  • Vincent Jouve, Poétique du roman, Armand Colin, coll. Cursus, 2007.
  • Jacques Aumont, Alain Bergala, Michel Marie, Marc Vernet, Esthétique du film, Nathan, 1983, rééd. Armand Colin, 2016.
  • Francis Vanoye, Récit écrit, récit filmique, Nathan, 1989, rééd. 2005.

 

- 1 TD de Hugo Sémilly

La littérature et le cinéma face au corps : imaginaires scientifiques et redéfinitions du vivant.

Ce cours souhaite mener une réflexion sur la représentation du corps dans la littérature et le cinéma en prenant comme point de départ la question des imaginaires scientifiques. Les sciences du vivant comme la médecine, la génétique ou encore la chimie, mobilisant dans leurs sillages des techniques et des savoirs, innervent fortement notre société et les manières dont nous considérons le vivant, en agissant directement sur notre imaginaire collectif du corps. Prenant particulièrement à cœur ces questions, la littérature et le cinéma deviennent des espaces d’expérimentations du corps, en le transformant, le métamorphosant, l’hybridant. A ce titre, la science-fiction est la littérature la plus représentative de ces frontières poreuses entre discours médicaux et fictions – à l’instar d’œuvres comme le Frankenstein ou le Prométhée moderne de M. Shelley ou L’Eve future de A. de Villiers de l’Isle-Adam, ou encore comme la SF contemporaine et la Hard Science (M. Renard, I. Asimov, R. Silverberg, etc.). Nous étudierons donc deux récits : Les mains d’Orlac de M. Renard (1920) et Le Porte-Lame (Blade Runner – a movie, 1979) de W. S. Burroughs, que nous mettrons en parallèle avec la filmographie de D. Cronenberg qui présente particulièrement bien un véritable travail sur la matérialité du corps et ses transformations (interactions vivant/machine avec des films comme Crash, eXistenZ ou Videodrome, ou encore sciences/organisme avec La Mouche et Faux-semblants). L’étude de ces trois objets nous conduira à questionner les rapports entre sciences et arts, mais aussi, de manière plus fondamentale, à se demander comment ces imaginaires scientifiques travaillent nos savoirs anthropologiques.

Bibliographie :

- Renard, Maurice, Les mains d’Orlac, 1911.

- Burroughs, William S., Le Porte-Lame, Editions Tristram, 2011, traduction de Blade Runner (a movie) par B. Sigaud.

Des indications complémentaires concernant la filmographie de D. Cronenberg seront données par l’enseignant à la rentrée.

 

Volume horaire

TD16

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