Littératures comparées et autres arts

Présentation

Le cours (CM et TD) visera à présenter la Littérature comparée au sein du Portail. Il s'agit de mettre en regard des corpus littéraires issus de différentes aires linguistiques et de différentes périodes, mais aussi des corpus de documents non littéraires (peinture, cinéma...), autour d'un thème qui permettra de dégager des résonances entre ces corpus.

 

CM : Anne Debrosse (3 x 2h, semaines 1-3)

 

TD : 3 groupes de TD, semaines 4 à 12 (9 x 2h x 3 groupes)

 

TD Groupe A :

Enseignante : Anne Debrosse

 

Sujet : Saisir l’impalpable : perceptions sensorielles et extra-sensorielles en art et en littérature

Groupement d’œuvres et de textes.

Ce cours aura pour objet d’interroger la place du sensoriel en art et en littérature, sous trois angles.

Tout d’abord, en questionnant la forme – sa pérennité, sa force, sa nécessité – et l’informe. Ainsi, la littérature et l’art baroques jouent beaucoup sur le cadre et sur l’éclatement du cadre, sur la rigueur d’une forme puis sa déclinaison en formes molles ou en amas informes. Ceci touche au plus profond de l’essence des choses : Descartes, dans les Méditations métaphysiques, s’interroge sur l’identité du morceau de cire, qui change de forme (texture, taille....) selon les changements de température. Seul l’entendement peut comprendre l’identité du morceau de cire, alors que les sens sont abusés par le polymorphisme de la matière. Qu’entraîne le refus de la forme ? Peut-être l’écriture automatique et le dessin automatique (Christopher Dresser)... L’art abstrait, n’est-ce pas cet « art de formes qui ne signifient rien, ne représentent rien et ne rappellent rien, mais qui agissent sur notre âme et l’émeuvent comme seule la musique pouvait le faire auparavant » (August Endell, 1896) ?

Ensuite, en questionnant ce que nous percevons et la façon dont nous le percevons. Nous ne percevons pas le monde de la même façon selon notre culture. Ainsi, dans l’Antiquité, les couleurs sont définies par leur degré de brillance avant de l’être par leur teinte. Notre perception du monde est-elle plutôt interne ou externe ? Voit-on les choses parce que nous les connaissons, ce qui nous amène à les rechercher, ou parce qu’elles sont sous nos yeux ? Y a-t-il des sens plus nobles ou plus fiables que d’autres (pour Aristote, la réponse est positive) ?

Enfin, en questionnant les expériences sensorielles de l’extrême, adjointes souvent au goût pour la déformation des perceptions, à la création à partir de perceptions déformées, d’expérience particulières : ceci vaut pour les mystiques (Thérèse d’Avila, Victor Hugo et les théosophes), les fous, les voyants, tandis que d’autres peuvent avoir recours à l’usage de stupéfiants, ou tout simplement se laisser toucher par la grâce de l’instant (ainsi, Kandinsky est frappé par un de ses tableaux en fin de journée, au point qu’il ne le reconnaît pas ; certains sont sensibles aux mirages...), ou les déformations dues aux dysfonctionnements des sens (Jean-Jacques Rousseau et Claude Monet évoquent leur myopie et de ce que cela peut produire, Beethoven a été victime d’une surdité précoce...).

 

 

TD Groupes B et C :

Enseignant : Hugo Sémilly

Sujet : Sentir le corps: donner forme à la perception du vivant

Un programme précis comparant littérature et film sera distribué lors du premier cours.

Volume horaire

CM6
Atelier de méthodologie d'apprentissage - TD18

Composante

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