• Votre sélection est vide.

    Enregistrez les diplômes, parcours ou enseignements de votre choix.

Problèmes économiques et géopolitique

  • Niveau d'étude

    Bac +3

  • Composante

    Institut d'Administration des Entreprises (IAE)

  • Volume horaire

    48h

  • Période de l'année

    Semestre 4

Description

Les termes de l’économie ont envahi notre quotidien. Dans la presse, à la télévision, les mots « CAC40 », Dette publique, Compétitivité, Déficit, Déficit commercial, mondialisation, titrisation… sont utilisés abondamment, et font désormais quasiment partie du langage courant. Ces termes techniques, servent de base à des analyses parfois complexes, qui peuvent laisser perplexes tous les non familiers de l’économie.

Lire plus

Heures d'enseignement

  • Problèmes économiques et géopolitique - TDTD48h

Programme détaillé

Le chapitre 1 présente, de manière simple, le « jargon » de l’économiste. Comme toute langue, l’économie emploie des termes précis correspondant à des situations précises : ainsi dévaluation et dépréciation sont deux concepts différents, et si l’on peut s’interroger sur la pertinence d’une dépréciation de l’euro, une dévaluation est tout simplement impossible, l’euro n’étant pas dans un système de changes fixes… Les notions de PIB, d’inflation, de déflation, de croissance seront définies précisément, et serviront ensuite de base à tous les développements suivants.

De même, les fondamentaux de l’économie mondialisée à travers l’approche des grandes notions du libre-échange seront rappelés.

Bien maîtriser ce chapitre est donc un préalable à une bonne compréhension de l’ensemble du cours (et des phénomènes économiques en général).

Le chapitre 2 analyse les échanges internationaux et leur évolution depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Il intègre une donnée majeure des échanges commerciaux contemporains à travers le conflit sino-américain dont les effets collatéraux impactent l’économie mondiale.

La question des excédents ou des déficits commerciaux est souvent centrale, au moins dans la presse. Ainsi, l’Allemagne, et ses excédents commerciaux importants, sont souvent cités en exemple. En effet, un pays qui exporte verra sa croissance soutenue par la demande extérieure, celle des autres pays. Mais dans le même temps, on peut difficilement imaginer un monde où tous les pays seraient exportateurs : si des pays ont des excédents, d’autres doivent avoir des déficits, puisqu’au final c’est un jeu à somme nulle. C’est vrai par exemple au sein de l’Union Européenne, où le commerce intra-zone est très développé. Et surtout, le fait que les Etats-Unis connaissent un déficit commercial tous les ans depuis 1960 n’a pas semblé les pénaliser en termes de croissance (jusqu’à la période récente ; depuis 2008, du fait de la crise financière, la situation est devenue difficile, mais ce n’est pas lié aux déficits commerciaux). Mais, et c’est là que nous touchons à la complexité de l’économie internationale, ce qui est valable pour les Etats-Unis ne l’est pas –forcément- pour les autres, principalement parce que les Etats-Unis paient en dollar et que le dollar reste –pour le moment ? - la monnaie du monde.

Ce chapitre présente en premier lieu la Balance des paiements, document comptable de base pour analyser les échanges internationaux. Il s’intéresse ensuite aux aspects théoriques : un des rares points d’accord entre économistes est, de manière constante, que le libre-échange international est bénéfique (même si ce consensus a pu se fissurer à certains moments, dont la période actuelle). Le hiatus provient probablement de ce que les économistes qualifient de bénéfiques. En effet, le fait que globalement, la situation s’améliore, ne veut pas dire qu’il n’y pas de perdants au libre-échange : cela signifie juste que les gains sont supérieurs aux pertes. Enfin il présente l’évolution du cadre réglementaire, et les grandes tendances du commerce international depuis 1945. Deux points méritent d’être soulignés :

  • La disparition progressive de tous les types de barrières douanières (sauf sur certains secteurs), grâce au GATT et aux différents « rounds » de négociations, a favorisé une croissance rapide des échanges mondiaux ;
  • Plus récemment, la cartographie des échanges s’est modifiée, et avec elles les traditionnels rapports de force. Ainsi, les échanges de la zone Pacifique ont dépassé pour la première fois, les échanges de la zone Atlantique au début des années 2000. Probablement irréversible (à moyen terme), ce changement traduit bien les évolutions tendancielles qui sont amenés à se prolonger dans les prochaines années.

L’analyse des échanges internationaux serait cependant incomplète sans une analyse du système monétaire : en effet, ce qui caractérise l’échange international, c’est que dans la plupart des cas, l’achat ou la vente de biens (ou services) se fait entre deux pays utilisant des monnaies différentes. Les valeurs relatives entre les monnaies vont donc avoir un rôle central, ce qui renvoie évidemment à la notion centrale de compétitivité (parfois appelé compétitivité-prix). Ce problème se trouve renforcé par le fait que le système monétaire international est tout sauf organisé. Les accusations de manipulation des taux de change sont donc fréquentes : les Etats-Unis accusent la Chine de sous-évaluer sa monnaie, dans le même temps l’Europe soupçonne fortement les Etats-Unis de faire baisser le dollar par rapport à l’euro…

Le chapitre 3 présente une histoire, rapide du système monétaire international, depuis l’avènement de l’étalon-or (vers 1875) jusqu’à la création de l’euro. Il présente ensuite les différents systèmes de change possible (souvent très variés : certains pays utilisent par exemple deux monnaies –cas du Liban- d’autres utilisent une seule monnaie mais qui n’est pas la leur –cas de l’Equateur qui a choisi le dollar, ou de l’Andorre, qui a choisi l’euro, etc.).

Le chapitre 4 développe les effets de la crise sanitaire de 2020 sur l’économie mondiale en s’appuyant sur les premiers indicateurs macro économiques qui révèlent qu’au-delà d’un choc sanitaire, un choc économique sans précédent s’est opéré. Un regard particulier sera porté sur les conséquences de la COVID 19 sur le plan géopolitique et sur d’éventuelles évolutions sur le rapport de force entre les grands ensembles économiques. Enfin, les hypothèses de sortie de crise seront également développées avec toute la prudence nécessaire compte tenu des incertitudes multiples qui demeurent sur l’issue de la pandémie.

 

Lire plus

Bibliographie

  • Monnaies, Finance et Mondialisation, de Jean-Pierre Allégret, un ouvrage très bien fait et très pédagogique. Il permet pour les étudiants motivés, d’approfondir certains points du cours que je n’ai pas pu aborder en détail, faute de place. Il s’agit probablement de l’ouvrage le plus proche de ce fascicule au niveau du contenu.
  • Economie internationale, de Christian Aubin et Philippe Norel, chez Points : un ouvrage au contenu très accessible, traitant à la fois des aspects du commerce et de la finance internationale
  • Economie Internationale, de Krugman et Obstfeld (et Melitz, Capelle-Blancard et Crozet pour l’édition française), chez Pearson : le « textbook » de référence dans le domaine, une somme très complète (750 pages !) et remarquablement claire (mais qui dépasse largement le cadre de ce cours).
Lire plus